Don Delillo - Point Omega

Publié le par mawankun

Je ne remercierais jamais assez Madame U., ma professeur de littérature américaine pour m’avoir fait découvrir Don Delillo et pour m’avoir réconcilié avec la littérature contemporaine. Don Delillo est un auteur New Yorkais toujours en activité, il a quinze romans et deux pièces de théâtres derrière lui.

http://media.lesinrocks.com/uploads/tx_inrocksttnews/pointomega604.jpgOmega Point est son dernier roman et ma troisième expérience avec cet auteur après Valparaiso et Falling Man. Point Omega est un roman très court (un peu plus d’une centaine de pages) voir minimaliste. Trois personnages principaux, deux lieux et deux temps distincts. L’intrigue s’ouvre à New York, au MOMA dans une galerie qui présente l’exposition 24 hours Psycho, une projection du film d’Alfred Hitchcock étalé sur heures c'est-à-dire ultra ralenti. Dès cette introduction, Don Delillo ouvre une réflexion sur la ville et son rapport au temps. La ville, en l’occurrence ici New York est vue comme une entité qui a pour but de dénaturer le temps. Une très belle citation d’Elster, un ancien universitaire ayant servi le gouvenement retiré dans un maison en plein désert, résume le rapport que la ville et le temps entretiennent :

 «  Les villes ont été construites pour mesurer le temps, pour extraire le temps de la nature. C’est un compte à rebours infini, dit-il. Quand on retire toutes les couches, quand on regarde à l’intérieur, il reste la terreur. C’est ce que la littérature était censée guérir. »

Le temps est au centre de ce roman. Don Delillo le fige, toute l’intrigue de ce roman se passe sur un laps de temps très court. Le désir des personnages, que ce soit le spectateur de 24 hours Psycho au MOMA ou Finley et Elster dans le desert, est de se fondre dans l’espace et se libérer du temps dans le but d’atteindre le point omega. Après l’extraversion, l’introversion. Le point omega est décrit par Elster comme étant :

«  Un bond hors de notre nature. Pose-toi cette question. Sommes nous voués à rester humains à jamais ? Notre conscience est épuisée. Retour immédiat vers quelque chose d’inorganique. C’est ce que nous voulons. Nous voulons être des pierres dans un champ ».  

 

Bonne lecture.

 

Dewa.

Publié dans livre

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Clovis Simard 16/08/2012 19:26

Blog(fermaton.over-blog.com),No-22. - THÉORÈME OMÉGA.- La Science des Sciences.